La vie est belle, dit-on. Comme nous le dirons ci-contre, la maladie est d’origine organique, pour tout dire biologique et par conséquent elle est non mystique, une œuvre de sorcier. Elle entre dans le corps de l’homme non par une jalousie, mais plutôt par un effet, soit d’un microbe soit d’une contamination d’un virus soit encore produite par une erreur de synthèse organique.

            Etant dans le corps de l’homme, la maladie dérange la vie de la personne humaine ou point de bouleverser son Etre, et c’est vrai, elle la bouleverse. Au moment que les avisés cherchent de solutions auprès de personnes et instances habilitées, d’autres encore, nombreux d’ailleurs la recherchent dans d’autres cieux. Le problème de l’origine de la maladie est encré dans la mentalité de beaucoup de personnes. Ce problème se laisse voir lorsqu’on n’arrive pas à accepter sa maladie. La question importante n’est pas celle de déterminer le virus, la bactérie, le microbe ou la perturbation physiologique qui cause la maladie, on cherche plutôt à déterminer la personne agente qui, jalouse de l’autre, lui aurait jeté cette maladie.

             Il est sage de combattre la maladie et moins sage de transférer des maladies à d’autres personnes. Accepter sa maladie ne signifie pas ne pas se faire soigner. Le médecin et l’hôpital restent les points de référence pour le traitement de la maladie, non seulement que le médecin est la personne qui incarne la science en cette matière, il est le prolongement de  la main de Dieu qui nous guérit. La prière et/ou la visite constituent de soins palliatifs, elles accompagnent non seulement le malade à accepter sa maladie ou sa mort qui approche ; elles témoignent notre affection au malade et lui redonnent confiance de compter sur Dieu et sur sa miséricorde. Les soins palliatifs accompagnent aussi la communauté, la famille dans la mesure où, elles préparent les personnes qui entourent le malade ou le mourant à accepter la maladie ou la mort.

Ne pas suivre les prescriptions médicales ou prendre à la place de soins thérapeutiques les soins palliatifs nuit gravement à la santé de la personne et de la société. La maladie est bidimensionnelle. Cette bi-dimensionnalité s’explique par le fait qu’elle est dans la personne qui souffre et dans la société ou la famille qui l’entoure.

Ainsi, la société est appelée à aider le malade à combattre sa maladie. Prendre conscience de son état, limiter les risques d’aggravations de la maladie, en cas de rechute, consulter le médecin, prendre au grand soin ses recommandations, en cas de pauvreté, aider les autres, au besoin adhérer dans des mutuelles de santé pour l’auto prise en charge de la maladie.

Il est moins sage de transférer des maladies à d’autres personnes. Le cas par exemple de maladie psychique. On s’étonne de la mort biologique de quelqu’un mais celle psychologique, les gens refusent de s’en étonner. Il y a chaque fois, des enfants ou toute autre personne qui souffre dans son intérieur parce qu’il est accusé d’être la cause de décès, de maladie ou de toute situation inacceptable qui frappe une famille.

Nous parlons à cet effet du cercle vicieux d’une accusation. Au lieu que les gens se mettent à trouver les vraies causes de leurs maladies et les combattre, se mettent par contre à tourner autour d’un même point. On tombe malade, au lieu de se faire soigner et consulter les points de référence, on cherche solution dans les chambres de prière ou dans des maisons de féticheurs qui jouent sur la mentalité des gens et corrompent leur morale en leur inculquant de mauvaises pistes de solution, la cause reste la jalousie de l’enfant pauvre et sans défense qui est transformé en sorcier, chassé de sa maison, sans abris ; l’enfant devient la conséquence de la lutte pour la vie.

Combattons positivement nos maladies et cessons de charger nos enfants en les accusant d’être sorcier.

MUHANZI Louis Emmanuel