VIE NOUVELLE

24 mars 2014

LA MALADIE ET LA LUTTE POUR LA VIE

La vie est belle, dit-on. Comme nous le dirons ci-contre, la maladie est d’origine organique, pour tout dire biologique et par conséquent elle est non mystique, une œuvre de sorcier. Elle entre dans le corps de l’homme non par une jalousie, mais plutôt par un effet, soit d’un microbe soit d’une contamination d’un virus soit encore produite par une erreur de synthèse organique.

            Etant dans le corps de l’homme, la maladie dérange la vie de la personne humaine ou point de bouleverser son Etre, et c’est vrai, elle la bouleverse. Au moment que les avisés cherchent de solutions auprès de personnes et instances habilitées, d’autres encore, nombreux d’ailleurs la recherchent dans d’autres cieux. Le problème de l’origine de la maladie est encré dans la mentalité de beaucoup de personnes. Ce problème se laisse voir lorsqu’on n’arrive pas à accepter sa maladie. La question importante n’est pas celle de déterminer le virus, la bactérie, le microbe ou la perturbation physiologique qui cause la maladie, on cherche plutôt à déterminer la personne agente qui, jalouse de l’autre, lui aurait jeté cette maladie.

             Il est sage de combattre la maladie et moins sage de transférer des maladies à d’autres personnes. Accepter sa maladie ne signifie pas ne pas se faire soigner. Le médecin et l’hôpital restent les points de référence pour le traitement de la maladie, non seulement que le médecin est la personne qui incarne la science en cette matière, il est le prolongement de  la main de Dieu qui nous guérit. La prière et/ou la visite constituent de soins palliatifs, elles accompagnent non seulement le malade à accepter sa maladie ou sa mort qui approche ; elles témoignent notre affection au malade et lui redonnent confiance de compter sur Dieu et sur sa miséricorde. Les soins palliatifs accompagnent aussi la communauté, la famille dans la mesure où, elles préparent les personnes qui entourent le malade ou le mourant à accepter la maladie ou la mort.

Ne pas suivre les prescriptions médicales ou prendre à la place de soins thérapeutiques les soins palliatifs nuit gravement à la santé de la personne et de la société. La maladie est bidimensionnelle. Cette bi-dimensionnalité s’explique par le fait qu’elle est dans la personne qui souffre et dans la société ou la famille qui l’entoure.

Ainsi, la société est appelée à aider le malade à combattre sa maladie. Prendre conscience de son état, limiter les risques d’aggravations de la maladie, en cas de rechute, consulter le médecin, prendre au grand soin ses recommandations, en cas de pauvreté, aider les autres, au besoin adhérer dans des mutuelles de santé pour l’auto prise en charge de la maladie.

Il est moins sage de transférer des maladies à d’autres personnes. Le cas par exemple de maladie psychique. On s’étonne de la mort biologique de quelqu’un mais celle psychologique, les gens refusent de s’en étonner. Il y a chaque fois, des enfants ou toute autre personne qui souffre dans son intérieur parce qu’il est accusé d’être la cause de décès, de maladie ou de toute situation inacceptable qui frappe une famille.

Nous parlons à cet effet du cercle vicieux d’une accusation. Au lieu que les gens se mettent à trouver les vraies causes de leurs maladies et les combattre, se mettent par contre à tourner autour d’un même point. On tombe malade, au lieu de se faire soigner et consulter les points de référence, on cherche solution dans les chambres de prière ou dans des maisons de féticheurs qui jouent sur la mentalité des gens et corrompent leur morale en leur inculquant de mauvaises pistes de solution, la cause reste la jalousie de l’enfant pauvre et sans défense qui est transformé en sorcier, chassé de sa maison, sans abris ; l’enfant devient la conséquence de la lutte pour la vie.

Combattons positivement nos maladies et cessons de charger nos enfants en les accusant d’être sorcier.

MUHANZI Louis Emmanuel

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LA MALADIE ET LA SORCELLERIE

            Personne ne sait la cause principale qui fait à ce que bon nombre de personnes associent certaines maladies, parfois chroniques et en plus celles qui n’ont pas encore trouvé de remède par la médecine. Au moment que les autres affluent vers les chambres de prière pour chercher la solution, d’autres, et peut-être plus, tournent le dos à la médecine et vont au près de féticheurs. La médecine n’a pas jusque là atteint tout le monde.

            Est-ce la faute de moyen ou de la tradition culturelle, de l’éloignement de centre de santé, de manque d’instruction et de maturité, désespoir, ou de toute autre cause qui fait que les gens refusent de donner place à la médecine ? Nous connaissons bien que chacun peut trouver satisfaction.

            Comme nous disons toujours, il est noble de comprendre la cause réelle de sa maladie pour mieux la combattre. Au lieu d’expliquer la maladie par les versions classiques de la médecine, en plein XXI è siècle, où le monde fait face à des nombreuses découvertes, et où, actuellement on ne peut pas se demander, par exemple la cause de la maladie ou du VIH/SIDA.

            La question de maladie associée au fait des accusations de sorcellerie est une évolution inquiétante dans les milieux ruraux et parfois urbains. Dans certains coins, nombreux malades retenus dans des églises, comme nous le dirons autre fois, meurent et parfois de situations de cas de maladies s’accentuent dans des églises pour la prière et d’autres, chez les prétendus guérisseurs, meurent et aggravent la maladie après avoir consommé des diverses portions de la plante médicinale. Des morts et cas pareils sont fréquents dans les milieux où les gens ne croient pas beaucoup à l’action de la médecine moderne. Les pasteurs charlatans, les faux hommes de Dieu et guérisseurs traditionnels retiennent des malades dans des chambres de prière et leurs maisons au lieu de les envoyer à l’hôpital pour se faire soigner et leur promettent guérison ; à la suite, c’est la mort qui survient si l’on ne prend pas en considération l’état de dégradation.

            Disons en cela que, tous ces pasteurs et guérisseurs profitent de l’état d’ignorance de la vraie cause de leur maladie de leurs adeptes et leurs disent qu’ils sont victimes d’un mauvais sort, d’une jalousie,… de quelqu’un qu’on nomme habituellement sorcier. Ainsi, pasteurs et féticheurs, prétextent vouloir guérir une maladie, car, croient-t-ils. Ces pasteurs et guérisseurs font naitre l’espérance d’une guérison pour abuser de la confiance ou la crédulité de leurs malades.      

            Comme on le sait bien, Dieu est grand et capable de grands miracles et plusieurs, parfois d’origine démonique restent inexplorables par la science positive ; ces pasteurs et féticheurs s’approprient ce domaine et l’estimant le leur. Il est vrai que certaines maladies n’ont pas encore trouvé de remèdes. Toutes fois, tout ce qui n’a pas de médicament ne relève pas du domaine de sorcier ou de spirituel où seulement les pasteurs et féticheurs peuvent explorer et ésotérique pour d’autres. Disons, en effet que, même si certains cas ne sont pas clairs en médecine moderne ou ici chez nous, ils peuvent l’être à ailleurs. C’est le cas, par exemple, de cas psychiques qui demandent un traitement thérapeutique ponctuel. On le comprend bien quand on sait que Dieu est le premier médecin qui agit à travers ses crées, ainsi il a donné au médecin la possibilité d’apprendre comment nous guérir, le médecin est le prolongement de la main de Dieu.

            Pour conclure, disons que la maladie n’est pas mystique, elle est d’ordre organique, comme le dirons dans la prochainement, les gens sont appelés à comprendre que la maladie est possible, chose qui ne dit pas ne pas la combattre. Ils doivent aussi apprendre à dénoncer ces agissements irresponsables de ces pasteurs et féticheurs qui trompent et corrompent les gens sans instruction. Le médecin et l’hôpital restent des points de référence pour la question de maladie. La maladie n’est pas mystique, il n’est pas raisonnable  de chercher à accuser les enfants et les personnes vulnérables que ce sont eux qui sont la base de notre maladie. Aussi, ces pasteurs et féticheurs devraient être interpellés et sanctionnés par la justice, car il s’agit d’une manière ou d’une autre de cas d’homicide involontaire ou un homicide par imprudence. La loi dit, en effet en l’article 52, ceci : « Est coupable d’homicide ou des lésions involontaires celui qui a causé le mal par défaut de prévoyance ou de précaution, sans intention d’attenter à la personne d’autrui », et le 98 du code pénal punit l’escroquerie de trois ans de prison.

            Comprenons nos fragilités et ne cherchons pas à accuser les autres d’être à la base de notre malheur.

MUHANZI Louis Emmanuel

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